N.A.O 2016

Savigneux, février 2017.

Pourquoi la CGT Primetals n’a pas signé les N.A.O 2016.

La revendication intersyndicale portée, consistait à négocier la redistribution des économies de masse salariale réalisées au-delà de celles prévues au PdV, soit une enveloppe générale pour les 263 CDI survivants aux 3 années de la nouvelle présidence.

A cela il convient d’ajouter un ensemble de demandes permettant de remettre dans l’ordre bons nombres de sujets pour lesquels il n’est rien fait depuis des années (Reconnaissance des diplômes universitaires, Porter la GMP à 150 points, Prise en charge des cotisations retraite des tps partiels, Temps de travail ouvriers / etdam, PEE, conditions de déplacements, Mutuelle, etc..).

Lors de la première réunion nous avons eu la surprise de constater que le président de ne se déplacerait pas

Après avoir délégué l’ensemble de ses pouvoirs à une DRH de « transition », elle-même à subdélégué à notre « chargé RH » pour mener les négociations, une première dans l’histoire de notre société.

Malgré notre insistance, celui-ci n’a pas daigné venir défendre son bilan. Pire, puisque qu’aucune proposition de la direction n’est présentée lors de cette première réunion. Le vide sidéral comme nous l’avions écrit.

S’en sont suivies 2 réunions qui n’auront eues pour effet que de triturer une enveloppe globale faible. Des discussions sans fin à déshabiller Paul pour habiller Jacques, à nous expliquer qu’arrondir des montants de prime usines (qui étaient de 3 chiffres après la virgule) c’était quand même une avancée…

Malgré tout nous obtiendrons une AG, un compteur temps spécifique usine, la ½ journée de récup. , la recup. des ponts, etc. mais le compte n’y est pas. Pour la troisième année consécutive, ce sera donc un difficile maintien du pouvoir d’achat (cette année, aux alentours de 1% d’augmentation pour une inflation à 0.8% pour près de 200 salariés).

Pendant ce temps la direction distribue des primes de départ astronomiques, paye des salariés pour rester chez eux ou effectuer des heures dans des associations. Des millions d’euros de dilapidés que nous devrons bien évidement rembourser par notre travail au sein d’une organisation opérationnelle sans cesse modifiée, laissant disparaitre le savoir et n’assurant que très peu de recouvrements.

Drôle de politique sociale que de rouler en BMW ou en Hybride quand on explique à ses collaborateurs qu’on ne peut plus payer leur navette.

Drôle de politique sociale que de s’arroger 35000€ à 10 quand on perçoit déjà plus de 100 000€/an, 135€par mois quand on en distribue 25…

La confiance est rompue, les engagements ne sont pas tenus et votre voix n’est pas entendue. La direction n’a pas besoin de notre signature pour appliquer une aussi faible enveloppe. Nous sommes extrêmement déçus, les débats ne sont pas à la hauteur des enjeux et des défis qui vous seront demandés.

Amitiés syndicales.

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